La trésorerie : un sujet sensible dans les TPE et PME

Les tensions de trésorerie dans les PME sont monnaies courantes. Comment prévenir les risques ? La première étape est de réaliser un tableau prévisionnel. Il faut positionner ses encaissements et ses décaissements en fonction du chiffres d’affaires validé et des dépenses effectivement engagées. Ainsi vous obtenez une vue d’ensemble de l’évolution de votre trésorerie.

Toutefois, les entreprises sont souvent confrontées à des décalages d’encaissements qui peuvent la mettre en difficulté. Il convient donc d’être prudent et d’anticiper.

Quelques petites choses simples à mettre en place :

1- la facturation : Faire une facturation régulière

Les entreprises s’accordent souvent des délais de paiement. Elles oublient souvent que le délai de paiement est conditionné par un accord qui fait partie du contrat de vente.

Ainsi une entreprise dont la facturation est réalisée mensuellement peut se retrouver avec un décalage important entre la fin de la prestation et le moment du recouvrement de sa créance. Cela est d’autant plus vrai si votre client applique la procédure suivante : “paiement à 30 jours le 10 du mois suivant”.

2- Mise en place d’une procédure de relance :  Rien de plus simple pour se prémunir contre les mauvais payeurs. Ainsi pour une PME ne disposant pas de l’outil informatique permettant de gérer les relances de manière automatique, il suffira de faire une extraction hebdomadaire au format Excel de votre balance auxiliaire clients. Une simple mise en forme d’un tableau croisé dynamique vous permettra d’agir immédiatement sur les créances les plus anciennes. Vous pourrez ainsi prendre contact avec votre client pour lui rappeler ses obligations. N’hésitez pas dans certains cas à doubler votre appel par une lettre pour les créances les plus anciennes. Cela vous permettra de justifier votre provision comptablement mais surtout au niveau fiscal.

3- Demander des acomptes et des versements en fonction de l’avancement : commercialement, sur certaines activités, il est d’usage ou possible de demander un acompte à ses clients et/ou le versement d’échéances à chaque fois qu’une étape est franchie ou validée par son client. En immobilier (en VEFA) ou sur le secteur du développement informatique, cette pratique est une règle de fonctionnement. Il est peut être possible sur votre secteur de développer une telle pratique notamment pour les contrats qui mobilisent de nombreuses ressources.

4- L’affacturage : technique de gestion par laquelle une société financière (le factor) gère, dans le cadre d’un contrat, le poste clients d’une entreprise en achetant ses factures, en recouvrant ses créances et en garantissant les créances sur ses débiteurs. Cette technique est toutefois coûteuse. Il faut cependant comparer le coût du factor avec celui d’une personne qu’il faudrait mobiliser et/ou avec le coût d’un découvert bancaire.

5- les stocks : pour les entreprises gérant des stocks, il convient d’analyser le coût de stockage en comparaison avec une gestion en flux tendu. Il faudra cependant prendre en compte deux notions : le délai de livraison et le coût du transport.

En dehors de l’amélioration de vos marges qui ont un impact direct sur votre trésorerie, ces actions visent à améliorer votre BFR en agissant sur le niveau de vos actifs circulants.

L’équipe Asunlys

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