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Qu’est-ce qu’une attaque subversive ?

Qu’est-ce qu’une attaque « subversive » ? Comment découvrir que l’on est victime ou l’objet d’une action de nature déloyale ? Comment en dénouer les écheveaux et la contrer ?

L’accroissement et le durcissement de la concurrence internationale souligne chaque jour davantage, les lacunes dans la déontologie des économies de marché. Les méthodologies d’attaques prédatrices et les possibilités d’ingérences malveillantes intentionnelles sont très nombreuses et protéiformes. Dans le cadre de la petite et moyenne entreprise, il s’agit même d’un terrain d’action fertile en plein essor, comme nous allons le voir. Le risque zéro n’existe pas en la matière.

L’éthymologie du mot « subversion » signifie à proprement parler : « renversement ».

Une attaque subversive découle de la mise en œuvre par un adversaire déterminé et malveillant (Une entreprise concurrente, un Etat en appui opérationnel à ses fleurons industriels, etc.), d’une stratégie intentionnelle composée d’actions non-conventionnelles et de techniques subtiles visant pour l’essentiel à affaiblir, à déstabiliser (par exemple, la réputation d’une personne physique ou morale), à désorganiser l’activité économique, humaine ou sociétale d’une cible institutionnelle ou entrepreneuriale. A générer de la contestation en provocant ou en encourageant des conflits. A agir sur l’opinion publique pour y susciter des troubles utiles à la réalisation des objectifs poursuivis.

Et tout ceci, en jouant habilement sur les insuffisances de la structure cible ou les vulnérabilités de ses hommes et de son management. De manière insidieuse, non détectable, non répréhensible par les dispositions ordinaires de la loi. Plus globalement, à générer un pourrissement de l’autorité et des institutions de direction, à « front renversé ». La seule limite véritable à cet exercice insidieux de destabilisation, étant bien entendu l’imagination des acteurs malveillants en présence.

Quels types d’attaques entre alors dans la catégorie « conventionnelle » ou « classique », si on les compare aux actions dites subversives ?

Comme l’explique Franck DeCloquement, Expert IE au sein du groupe KER-MEUR et professeur à l’IRIS sur l’émergence de l’intelligence économique (IE), les moyens conventionnels peuvent s’apparenter par exemple à l’usage de la polémique classique, ou à la diffusion au grand jour d’un dossier incriminant contenant des informations délicates pour la cible mise en cause, sous la forme de preuves manifestes ou d’indices exploitables très concrets.

Une attaque subversive est un mode d’action déloyale qui s’appuie sur la ruse et l’action « indirecte », et dont la mise en œuvre subtile est « non-conventionnelle ». Ces attaques sont menées le plus souvent par des activistes aguerris, des militants environnementaux déterminés, formés et idéologisés. Plus prosaïquement, il s’agit de professionnels de la déstabilisation réputationnelle, formés à l’Art subtile de la « guerre de l’information » et de « l’action sur les perceptions ». Ces acteurs ont pour objectif de contrer ici, l’implantation industrielle d’une entreprise sur un site géographique spécifique, ou la, d’infléchir et de peser sur les choix politiques d’un élu local (son processus de décision, ses arbitrages budgétaires, les modalités de sa communication et de ses choix politiques). Et parfois, d’influer sur les axes de développement économique d’une région ou d’une commune, selon leurs préceptes, mais d’une manière détournée et difficilement détectable par le sens commun.

Exemple d’attaque subversive simple : Une personne ou un groupement d’individus coalisés peuvent s’appuyer sur une association de consommateurs à but non lucratif (type loi 1901), à laquelle ils vont transmettre une information délicate qui ne concerne pas directement cette même organisation. Mais cette information « ciblée » va être « transférée » opportunément, et relayée à dessein auprès d’une seconde association agissante plus légitime, qui elle « s’attaquera à la cible » préalablement choisie, pour atteindre un EFR ou « effet final recherché ».

Comment repérer une attaque subversive ? Comment s’en protéger ? Au delà de l’expérience terrain du spécialiste, il s’agit de réaliser une veille sur l’environnement et toutes « les parties prenantes » entrant dans le « scope radar », pour réaliser des cartographies d’acteurs en mouvement. Lors de l’implantation d’une usine sur un site industriel spécifique, peut-être y-a-il déjà eu « des actions de contre » dans le passé, menées initialement au détriment d’une cible précédente ? Il faut donc déployer une veille d’environnement pour s’en assurer avec méthode. Ceci permettant d’identifier l’ensemble des acteurs locaux en présence, en capacité d’agir « déloyalement » ou de manière agressive le moment venu. Mais avec efficacité et économie de moyens…

Comment se défendre lorsque de telles actions ont déjà eu lieu ?

Comme le précise Franck DeCloquement, une veille active est nécessaire pour comprendre le mode de fonctionnement psychologique et organisationnel des opposants potentiels au projet d’implantation cité plus haut en exemple : Il faut pourvoir s’interroger sur les types d’attaques que des opposants ont eu l’habitude d’entreprendre ensemble auparavant, identifier leurs membres actifs, leur leader, leurs modes opératoires, leurs habitudes d’actions communes, évaluer et coter leur puissance de nuisance collective, leurs faits d’arme passés, leurs financements, leurs appuis locaux et leurs réseaux de soutien, leur popularité et son étendue réelle, etc.…

L’objectif de l’exercice est de « reprendre la main », de « recouvrer l’initiative » et une forme d’autonomie de manœuvre en se repositionnant en « avance de phase » sur les événements provoqués – néfastes ou indésirables – dans une « Time Line » des faits qui se déroulent irrémédiablement… L’objectif est de recouvrer – comme aux échecs – « un coup d’avance ». Cette démarche de prise de recul sur le tumulte des faits immédiats est primordiale. D’autant plus quand on considère qu’environ 70 % des ONG ou des associations réputées d’envergure internationale, pourraient faire l’objet d’instrumentalisations opportunes plus ou moins conscientes dans certains cas – par des parties prenantes extérieures très identifiées (des entreprises ou des Etats), indélicates et /ou militantes – infiltrées en leurs seins. Et le tout, en amont.

Voir la suite en vidéo…

Franck DECLOQUEMENT, Expert IE Groupe Ker-Meur et enseignant à l’IRIS en intelligence économique

Invité : Franck DeCloquement, Expert IE Groupe KER-MEUR et enseignant à l’IRIS en intelligence économique

Animateur Stratégie et Intelligence économique : Jérôme Bondu, Dirigeant d’Inter-Ligere

Production : Franck Herbault & Bernard Berge (Yodise TV)

Réalisation : Bernard Berge (Yodise TV)

Rédaction : Franck Herbault

tags: attaque subversive, IE, Franck DeCloquement, KER-MEUR

Présentation Franck DeCloquement : Franck DeCloquement, est Expert IE auprès du CEO du Groupe KER-MEUR. Il enseigne en outre « l’intelligence économique et stratégique » à l’IRIS (Institut de Relations Internationales et Stratégiques), au sein du troisième cycle « Géoéconomie et Intelligence Stratégique », ainsi que les problématiques liées à « l’Espionnage Economique et Industriel », pour le Master professionnel de l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques : « IRIS’Sup